Presse & Critiques
À propos de Quand la neige fond entre mes cuisses| Festival OFF d’Avignon, FR, 2024
Conseillère chorégraphique
« On en ressort ébranlé, certitudes balayées. C’est notre rapport tout entier au corps, aux fantasmes, à l’intime, à la sexualité qui est remis en question. (…) Queer mais pas que, politique, radical, inclusif, Quand la neige fond entre mes cuisses propose ce qui n’existe pas encore. À découvrir absolument pour tout questionner. »
Leksi M, 10 juillet 2024, La Provence
À propos de ∞POSTX∞ | Tangente, MTL, 2020
Directrice artistique & Chorégraphe-interprète
« Moi, je n’avais jamais rien vu de tel avant […] extrêmement intéressant. »
Stéphanie Dufresne, 12 mars 2020, On dira ce qu’on voudra, Radio-Canada Première
Dans ∞POSTX∞, Geneviève Smith-Courtois propose une succession de deux solos dans un espace trifrontal formé de trois surfaces de vidéo projection, dans lequel les caméras filment en direct ce qui se passe sous nos yeux. Nous serons donc regardés par ce que nous voyons. D’emblée, les points de vue se démultiplient pour laisser place à une prise de conscience des effets de contrôle qu’implique le fait de filmer un corps. […]
Ce qui est important, c’est le dispositif activé : les images du corps de l’interprète qui nous entourent semblent diffractées, démultipliées. Étonnamment, le dénombrement ne produit pas un effet de surenchère, mais plutôt la recherche de l’essence d’un geste, d’un mouvement, à l’instar d’un procédé chronophotographique à la technologie augmentée.
Déconstruire le regard
Si le deuxième solo se déploie au sein du même dispositif visuel, le podium est cette fois placé en fond de scène, le temps d’un court noir, pour recevoir Geneviève Smith-Courtois, nue, sur le dos, la tête vers le public, les jambes écartées, les pieds contre le mur. Du socle muséal, on passe à la table d’examen gynécologique.
La chorégraphe introduit alors dans son vagin un speculum, cet instrument barbare, que toutes les femmes connaissent et subissent, qui permet d’élargir et maintenir ouvert le vagin, lors d’un examen médical gynécologique. Un autre dispositif de contrôle et du regard sur le corps féminin dont elle se sert pour se ressaisir de son intériorité, en la filmant via une petite caméra, et nous l’exposer. Autrement dit, une opération du female gaze.
Enora Rivière, 6 mars 2020, Le Devoir
« Le deuxième solo, lui, est plus minimaliste, plus calme. Nous sommes projetés dans la torpeur d’un instant suspendu. Nous avons accès progressivement aux intérieurs intimes de Geneviève Smith-Courtois. Une Origine du monde de Courbet saisie de vie, pleine de douceur, de sensibilité et sans artifice. On ne discerne pas vraiment les traits du sexe de la performeuse, mais on les devine dans la distorsion des images qui résultent de cette exploration interne. Une subtilité appréciée, qui laisse place à notre propre imaginaire sans pour autant atteindre notre pudeur. La volonté de Geneviève «d’ébranler les limites sans pour autant les repousser» s’illustre tout à fait à cet instant. […]
C’est une soirée d’une rare intensité que nous propose Tangente. Elle réussit à faire émerger de nombreux questionnements et les propositions artistiques des performeuses sont largement supportées par la force de leurs interprétations respectives. Une célébration audacieuse des droits des femmes. »
Julianne Decerf, 8 mars 2020, DFDanse Le magazine de la danse actuelle à Montréal
À propos de Signé ∞Post-X∞ | Festival OFF d’Avignon, FR, 2018
Directrice artistique & Chorégraphe-interprète

Juin, aout 2018, Charlie Hebdo
Geneviève Smith-Courtois a ouvert une voie nouvelle avec Signé ∞Post-X∞ (…) le programme est réjouissant, bluffant (…) Juliette Pottier Plaziat fait tomber les dernières résistances des spectateurs (…) Geneviève Smith-Courtois suspend le souffle du public (…) Ici, le sexe féminin est politique, philosophique et objet artistique. L’apport du vidéo trouve tout son sens et provoque une douce rêverie poétique. Ce qui se déroule sous les yeux du public est une expérience de l’étrange et du sensible. Tout est de l’ordre de l’organique dans cette proposition. Le simple souffle, le moindre son, l’imperceptible mouvement sont autant de portes ouvertes vers un espace inexploré de la sensation du vivant. Il est rare de vivre une telle intensité d’attention dans une salle de spectacle.
Laurent Bourbousson, 15 aout 2018, Ouvert aux publics
À propos de Signé ∞Post-X∞ | Volet pratique du mémoire-création, UQAM, 2017
…le résultat d’un questionnement artistique existentiel profond (…) mis en œuvre de manière remarquable (…) la remarquable présence, dans le calme, dont a fait preuve la chorégraphe-interprète, associée au traitement à la fois très créatif et esthétique des images, en ont fait un moment de performance d’une grande puissance. Je salue l’audace et la profondeur artistique de la proposition…
Une prise de risque a véritablement été faite, et ce, en toute authenticité (…) une œuvre courageuse, hors-normes (…) d’une force indéniable, tant sur le plan du fond (la portée sociale, politique, féministe) que de la forme (esthétique). Il s’agit d’une perspective singulière (…) dont le résultat est percutant. (…) d’une esthétique formelle saisissante (…) Cette expérience fut pour moi très forte. Le bouleversement que ces œuvres ont provoqué chez moi sont le signe de créations porteuses de sens…
Le [mémoire-création] questionne des enjeux fort intéressants sur la présentation/représentation du corps et de l’être humain dans toutes ses dimensions. Si, pour la plupart des œuvres dansées, on ne retrouve qu’une partie du corps mis en scène – sa partie la plus visible –, le fait d’introduire la dimension postpornographique à son œuvre permet à cette artiste de la scène montréalaise de toucher au corps caché, invisible, le corps que l’on ne montre pas. (…) Corps total, corps exploratoire, corps image, corps fantasme, tout s’imbrique ici dans un déploiement scénique et chorégraphique bien orchestré. (…) On saluera donc la qualité de l’œuvre scénique, qui parvient à mettre en scène un sujet – la postpornographie – aux enjeux polémiques. Un sujet qui joue justement avec les limites, notamment celles du corps, de l’être humain et de sa sexualité exposée. Les sceptiques auront tout le loisir de se laisser absorber par ces plans d’infinis qui souvent laissent voir sans voir, brouillent les pistes comme les catégories. Une œuvre qui, s’inspirant ouvertement du travail d’Annie Sprinkle, prend le corps et l’individu à bras-le-corps, pour le questionner autant que le mettre en scène. Une œuvre réussite…
Membres anonymes du jury, 8 mars 2017, présentation sur invitations
À propos de An Aesthetic of Infinitude : A feminine movement artist’s perspective regarding post-pornography | AU, 2015
Paneliste
« An highly feminist contribution… »
Amy Ireland, co-organisatrice, février 2015, Aesthetics After Finitude Conference ///\\\ Exhibition
À propos de « J’t’ventre T’emb» | Festival Vue sur la relève, MTL, 2009
Directrice artistique & Chorégraphe-interprète
« Nous mobiliser aussi intensément, en aussi peu de temps, sur une cause aussi sérieuse. Bravo. »
Anonyme, avril 2009, Cahier de commentaires à l’attention du public
À propos de How does your memory work? | Documentaire télévisé de la BBC, UK, 2008
Participante à une recherche sur la mémoire liée à ma démarche de création
« Dans le dernier et le meilleur épisode de la saison, c’est la mémoire de ce qui est ressenti qui compte. »
Traduit librement; A. Billen, 26 mars 2008, The Times